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- LASCO -
La galerie d’art « Rendez-vous » vous propose l’exposition de l'artiste LASCO du 19 août au 10 octobre 2026 , Hameau les Gillotins, 02540 Montfaucon.
L’exposition se compose de 40 oeuvres :
- 4 Peintures ;
- 6 Dessins ;
- 7 Sérigraphies ;
- 23 Sculptures.
* Musique Peter Fallowell *
La galerie est ouverte tous les jours de 10h à 18h, l’entrée est libre et gratuite.
 
LASCO. Artiste plasticien / Sculpteur

Artiste plasticien et sculpteur, Pierrick Lasco développe depuis plus de trente ans une œuvre singulière autour de la matière, de la mémoire et de la transformation. Diplômé des Beaux-Arts d’Angers avec mention en 1992, il construit au fil des années un univers personnel dans lequel les matériaux récupérés deviennent le point de départ d’une véritable écriture sculpturale.

Son parcours est profondément nourri par ses nombreux voyages en Afrique, en Asie et en Amérique. Ces expériences ont façonné son regard sur le monde et influencent encore aujourd’hui son approche artistique. Elles ont développé chez lui une attention particulière aux formes, aux textures, aux matières et aux traces laissées par le temps et par les usages.

Aujourd’hui installé à la campagne, Pierrick Lasco travaille principalement à partir de matériaux récupérés, et notamment de tôles automobiles ainsi que des structures métalliques qui se trouvent sous les carrosseries. Loin de chercher à effacer les marques du passé, il choisit au contraire de conserver les couleurs d’origine, les irrégularités, les traces d’usure et les altérations de ces matériaux. Ces éléments deviennent une partie intégrante de l'œuvre et participent à son identité.

La matière comme point de départ

Chez Lasco, le matériau n’est pas simplement un support. Il possède déjà une histoire, une forme et une personnalité. Les structures métalliques qu’il récupère présentent des formes ovales, triangulaires ou courbes qui lui évoquent des traits de crayon laissés sur une esquisse. Il s’appuie sur ces lignes préexistantes pour construire à son tour un dessin, mais cette fois dans l’espace et dans le volume.

La sculpture naît ainsi d’un dialogue entre ce que la matière lui propose et ce que l’artiste imagine. Par la découpe, l’assemblage et la soudure, il réorganise les fragments métalliques, les associe et leur attribue de nouvelles formes. Une matière destinée à être abandonnée devient alors une matière de création.

Cette transformation constitue l’un des fondements de son travail : faire renaître la matière sans effacer ce qu’elle a été.

Les couleurs originelles des carrosseries jouent également un rôle essentiel. Conservées volontairement, elles donnent aux sculptures une apparence fragmentée et colorée, presque graphique. Les petites plaques de métal soudées entre elles composent une esthétique que l’artiste rapproche d’un aspect « Arlequin », où chaque fragment conserve une partie de son histoire tout en participant à un ensemble nouveau.

Un bestiaire fantastique

De cette relation particulière avec la matière est progressivement né un bestiaire fantastique. Araignée, renard, lion, rhinocéros, loup et autres figures animales apparaissent dans son travail comme autant de personnages issus de fables contemporaines.

Ces animaux ne sont pas de simples reproductions naturalistes. Construits à partir de fragments métalliques, ils conservent quelque chose de leur origine industrielle tout en acquérant une présence nouvelle. Les lignes de la carrosserie, les découpes et les assemblages deviennent les éléments d'une anatomie réinventée.

L’artiste joue ainsi avec la frontière entre abstraction et évocation organique. Une courbe métallique peut devenir une patte, une structure industrielle peut suggérer un corps, une succession de plaques colorées peut faire apparaître la silhouette d’un animal.

La sculpture devient alors un langage où la matière industrielle rencontre l’imaginaire.

Donner une nouvelle vie aux matériaux

La récupération est chez Pierrick Lasco bien davantage qu’un procédé technique. Elle constitue une véritable réflexion sur notre époque.

L’artiste choisit des matériaux que la société produit et abandonne, puis les réorganise pour leur donner de nouvelles formes et de nouvelles significations. Ce qui était considéré comme un déchet retrouve ainsi une nouvelle vie et une nouvelle valeur.

Cette démarche rejoint naturellement des préoccupations culturelles, écologiques et sociales. Mais Lasco ne cherche pas à produire un discours démonstratif. Il préfère laisser la matière parler et utiliser la sculpture pour transformer ces questionnements en formes.

Il se nourrit des faits de société et cherche à les traduire par la matière et par la forme qui lui semblent les plus justes, avec une place importante accordée à l’humour et à la poésie.

Une sculpture entre force et poésie

L’univers de Pierrick Lasco repose sur un contraste permanent. Ses matériaux sont issus de l’industrie, souvent lourds, rigides et marqués par leur utilisation passée. Pourtant, une fois assemblés, ils deviennent des créatures vivantes, expressives et parfois presque légères.

Cette opposition entre la rudesse du métal et la sensibilité des formes donne à ses sculptures une identité particulière. La matière conserve sa mémoire tout en entrant dans une nouvelle histoire.

Ses œuvres peuvent ainsi être regardées à plusieurs niveaux : comme des sculptures contemporaines aux lignes fortes et aux couleurs singulières, comme des personnages d’un bestiaire imaginaire, mais aussi comme une réflexion sur notre rapport aux objets, à la consommation et à ce que nous choisissons de considérer comme précieux ou sans valeur.

Pierrick Lasco inscrit également son travail dans un dialogue avec des références venues du monde et de l’histoire de l’art, tout en développant un langage personnel fondé sur la récupération, l’assemblage et la transformation.

Transformer le réel

À travers son travail, Pierrick Lasco propose finalement une autre manière de regarder les matériaux qui nous entourent.

Une tôle abandonnée n’est plus seulement une pièce de carrosserie. Une structure métallique cachée sous une voiture peut devenir une ligne, une courbe, une ossature. Un fragment coloré peut devenir une partie d’un animal. Des matériaux destinés au rebut peuvent devenir une œuvre.

C’est dans cette capacité à révéler ce qui était déjà présent dans la matière, puis à lui donner une nouvelle existence, que réside une grande part de la singularité de son travail.

Entre récupération et création, mémoire et transformation, matière industrielle et imaginaire animal, Pierrick Lasco construit ainsi une œuvre contemporaine à la fois brute, sensible, poétique et profondément humaine.

 

Avec la diffusion musical de Peter Fallowell.

 

Pour venir nous voir ce petit plan :

Sur la carte et en photo :

Entre Chateau-thierry 10 km et Montmirail 12 km
Proche de Viffort
Se garer et entrer dans la galerie